Tintin à Beaubourg


Tintin

Je suis allé voir l’exposition sur Tintin à Beaubourg. La file d’attente à l’extérieur était vraiment très longue, et une fois dans Beaubourg, l’attente était à nouveau d’environ une demi-heure. Preuve sans doute que Tintin est toujours actuel.
On retrouve le Lotus bleu dans son intégralité, et on peut admirer l’art d’Hergé de donner vie à ses personnages avec un minimum de points et de traits: les yeux sont en général deux points, pour Tintin le nez est figuré par un U et la bouche par un seul trait. La majorité des personnages sont dessinés de cette manière minimaliste et sont cependant toujours parfaitement reconnaissables.
J’ai essayé de reproduire à la mode web un tableau de l’exposition qui indique dans quel album on retrouve les principaux personnages. Pour le visualiser cliquez sur l’image et choisissez sur la ligne du bas le personnage à afficher.

Louis XV dans les bras de Murphy

Francois BOUCHER Marie Louise O MurphyFrançois Boucher (1703 – 1770) a peint ce tableau en 1751, il a pris comme modèle Marie-Louise O’Murphy (qui faisait le plus vieux métier du monde).
C’est en voyant ce tableau que Louis XV a voulu qu’elle lui soit présentée et en a fait sa maîtresse (une parmi d’autres)
Je pensais que le choix de filles sur catalogue était une invention récente, permettant aux filles nées en Europe de l’est de trouver un mari en Europe de l’ouest, je découvre que Louis XV a au moins une fois choisi une fille de cette manière.
J’ai appris cette histoire en écoutant l’émission de Jacques Pradel sur Europe 1 qui interviewait Camille Pascal sur son livre «Le goût du roi Louis XV et Marie-Louise O’Murphy ».

Raffaello Angelot

Madone Sixtine RaffaelloLes deux angelots de Raphaël que l’on voit sous différentes formes dès lors que l’on parcourt l’Italie : Nappe en papier, tasse, carte postale, sont un détail du tableau « La Madone Sixtine » , en parcourant le Web je suis tombé sur une explication de ce tableau dans le Blog « la Boite à Images » que je vous conseille vivement de consulter içi
Pour ma part à chacun de mes passages en Italie je n’ai jamais manqué d’acheter une carte postale des deux angelots…….et je suis tellement Béotien que je ne suis pas certain de ne pas préférer les deux angelots sortis de leur contexte. Etrange que Raffaello soit plus connu par un détail d’un de ses tableaux que par ses autres tableaux.

Call me Ishmael…..

Francois VerretJe suis allé au Théâtre de la ville voir le spectacle de danse de François Verret « Sans Retour ».
J’ai eu a surprise de découvrir qu’il s’agissait d’une évocation de Moby-Dick le livre écrit par Hermann Melville publié en 1851, (pour les puristes je signale que le roman s’écrit avec un trait d’union, mais que le nom de la baleine n’en prend pas). Le livre m’avait passionné, et le film John Huston, sorti sur les écrans en 1956 m’avait beaucoup impressionné. Quand au spectacle de François Verret c’est une pure réussite. Il explique son spectacle de la manière suivante :
«La baleine blanche, c’est bien sûr une métaphore.C’est une passion, c’est l’autre, c’est un impossible, c’est une vérité, c’est toutes les forces du mal, c’est une oeuvre d’art, c’est une utopie…bref ce que chacun veut y mettre. Ce qui importe, c’est de la traquer, c’est de la saisir, de la posséder, de la dompter, de la capter, de la tuer symboliquement au risque qu’elle vous tue… ».
Le vent souffle en tempête sur le plateau (grâce à quatre énormes ventilateurs qui semblent être la gueule ouverte de Moby Dick), les danseurs affrontent les éléments, sont dans une « embarcation » ballottée par les vagues.

PS :Call me Ishmael.. car c’est par ces mots que débute le livre

Bientôt Noël (Suite)


Hermès

Ce photomontage était en dernière page du Monde, je suis un peu effaré que « le Monde » accepte une telle publicité. Cette juxtaposition d’une fille et d’un cheval tous les deux au même niveau, tous les deux portant un carré Hermès me semble d’un extrême mauvais goût.
La fille porte une fourrure en zibeline et des gants en peau de renne…..
Je n’ai jamais beaucoup aimé le concept du Carré Hermès, et ce n’est pas cette pub qui va me faire changer d’avis. Par contre j’aime bien le Monde et j’espère que cette pub lui a au moins rapporté beaucoup d’argent. L’argent n’a paraît-il pas d’odeur, mais ici il sent pas mal le fumier des écuries d’Augias.
Que de plus Hermès se serve de Noël pour colporter ses saloperies dépasse les bornes.
Et comme le dit si bien Confucius « Quand les bornes sont dépassées, il n’y a plus de limite »

Bientot Noël

Georges De la TourGeorges de la Tour (1593-1652) a beaucoup joué sur les clairs-obscurs.
Ici dans cette nativité la lumière provient de la bougie que tient la femme à gauche du tableau et non pas de l’enfant qui reste pour beaucoup « source de lumière ».
Il est curieux de penser que Georges de la Tour a été en pleine lumière durant sa vie, puis dans l’ombre totale jusqu’en 1915, pour ne reparaître vraiment à la lumière qu’en 1934 lors de l’exposition à l’Orangerie. Il est de nouveau à l’Orangerie actuellement.