Quels sont les auteurs de ces autoportraits ?




     
     
           
     
     
           
     
     
           
     
     

Thanksgiving: Nous nous attendrons Noël

Abraham Hendricksz van Beyeren :"Nature morte à la Dinde"Abraham Hendricksz van Beyeren(1620–1690) peignait plutot des poissons et des marines. Je ne sais pas ce qui l’inspira pour peindre une dinde, peut-être lui était parvenu le récit des premiers pèlerins qui arrivés sur le sol américain en 1620 furent pour moitié décimés par la famine, les survivants ne durent leur salut que grâce à l’aide des Indiens qui leurs ont appris la culture du maïs.
C’est en 1864, à la fin d’une longue et sanglante guerre civile, Abraham Lincoln demanda à tous les Américains de réserver le quatrième jeudi de novembre comme jour d’action de grâces.
Ce jour là, tout le monde se réunit en famille pour partager la traditionnelle dinde de Thanksgiving et le fameux gâteau au potiron. C’est une journée d’action de grâces pour remercier les Indiens et le Ciel d’avoir permis aux premiers pèlerins venus d’Angleterre de s’installer et de vivre sur le sol américain.
Selon la tradition Georges W Bush a gracié une dinde (Une chance que les Quarante-six millions de dindes qui ont fini dans un plat n’ont pas eu).

Copie conforme ©

Une copie de "Ronde de Nuit de RembrandtAprès avoir lu le livre de Tracy Chevalier « La jeune fille à la perle », j’avais prêté le livre à Félix (Dufrance pour les intimes).
La semaine dernière je suis allé lui rendre visite et je l’ai trouvé en train de s’escrimer à faire une copie de l’oeuvre de Vermeer. Pour être franc je ne ressentais pas l’émotion de l’œuvre originale, à travers la copie qu’il s’escrimait jour après jour à rendre plus proche de l’original.
- Je sais bien que je poursuis une chimère, me dit-il, en souriant, c’est d’ailleurs tout l’intérêt de ce travail, poursuivre un but que l’on est certain de ne pas pouvoir atteindre, c’est sûrement le même plaisir que d’aller décrocher la lune.
- Tu peux aussi trouver des reproductions parfaitement fidèles de ce même tableau à moins de cent Euros.
- Technocrate tu es, technocrate tu resteras, a-t-il répondu, je ne fais pas cette copie pour un résultat, mais pour le travail que cela représente, et surtout pour apprécier d’autant plus l’original si un jour je passe à La Haye, ou découvrir l’ancien Delft si j’y passe.
J’ai trouvé une copie de la Sieste de Jean-Francois Millet faite par Van-Gogh, et j’ai compris que copier pouvait aussi s’écrire Copier.
Maintenant, le soir avant d’aller dormir, je jette quand même un coup d’œil dans le ciel pour m’assurer que la lune est toujours à sa place, on ne sait jamais…….

J’ai trouvé sur la toile un bon plaidoyer sur les copistes qui explique que cette copie du tableau de Rembrandt est plus complète que ce qui reste aujourd’hui de l’original car le Marquis Ducon (je ne suis pas sûr du titre par contre pour le nom, c’est une absolue certitude) a cru bon d’en couper un morceau pour le faire rentrer entre deux portes.

Sur le Chemin de Damas j’ai rencontré Brice

Pêle-Mail découvrant Brice de NiceLes critiques de cinéma sont pour une fois unanimes et assassines: Brice de Nice est un film désolant : comédie indigeste, film le plus désolant tourné depuis longtemps….
Mais surprise : Brice de Nice totalise depuis sa sortie 4 300 000 d’entrées, soit plus que « Million Dollar Baby » de Clint Eastwood. Et je ne serais pas surpris que vous, qui lisez cette chronique, vous ayez (comme moi) aimé le film de Clint Eastwood, et vous ayez évité Brice de Nice (tout comme moi).
J’avais vu quelques images de Brice de Nice, et je n’avais pas eu besoin de lire les critiques pour ne pas aller le voir. Un film où l’on voit un « Jeune » casser du bourgeois ne me tentait pas.
Comment est-ce possible qu’un film nul fasse autant d’entrées ?
Réponse : Il faut allerle voir ou regarder le DVD qui vient de sortir pour commencer à comprendre.
J’ai donc regardé le DVD en entier, avec un « jeune de banlieue ».A la fin du film je lui ai demandé ce qu’il pensait du film, « il faut aller au bout de ses rêves » m’a-t-il répondu. Et j’ai trouvé son analyse fort pertinente, le film n’est pas un bon film, mais ce n’est pas du tout le film que vous craigniez.
Nous parlons de manière savante de la « Fracture sociale », mais que dire de la « Fracture culturelle » que nous sommes en train de creuser tranquillement. J’ai demandé à un groupe d’enseignants en zone difficile s’ils avaient vu le film, un seul l’avait vu.
Au lieu d’essayer de comprendre quels sont ses 4 300 000 de spectateurs, et pourquoi ils ont aimé le film, nous sommes tranquillement passés à côté d’un phénomène de société.
Si nous voulons combler cette fracture sociale que nous, les bourgeois, sommes en train de creuser, il est grand temps de nous demander quelles sont les valeurs qui « branchent » ces mystérieux 4 300 000 spectateurs.

Remerciements:
A Michelangelo qui a peint « La Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas » sur un mur de la chapelle Pauline au Vatican
A Thomas qui m’a fait découvrir ce que représentait Brice de Nice pour lui

Attention aux courants d’Art

Daniel SpoerriJe ne suis pas très au courant des courants, je sais seulement que Fabius est arrivé avec un nouveau courant et qu’il repart en courant encore plus vite. De la part de Fabius c’est assez courant.
Tout ça pour dire que je lisais un livre sur les courants artistiques de 1960 à mes jours qui sont aussi les votre. Je ne résiste pas au plaisir d’en citer quelque uns :
COPY ART
COMPUTER ART
EAT ART(Fille au bouquet)
NET ART
MAIL ART (sonia Sheridan)
PHOTOGRAPHIE MANIPULEE
SUPPORTS-SURFACES
COLORFIELD (Peinture de Ron Newman)
ART FEMINISTE

Le tableau est de Daniel Spoeri un fervent défenseur de l’EAT ART avec un tableau en relief (de repas)

loi du 3 avril 1955 ! Mauvaise pioche

LTexte officiel
Art. 1er. – L’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain, de l’Algérie ou des départements d’outre-mer, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique.

Texte tronqué cité dans les médias
« l’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain ou des départements d’outre-mer, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique »

Quelques citations de l’Etranger d’Albert Camus:

L’absurdité est surtout le divorce de l’homme et du monde.

Tout refus de communiquer est une tentative de communication ; tout geste d’indifférence ou d’hostilité est appel déguisé.

L’illustration de l’Etranger est  » Figures au bord de mer  » de Nicolas de Staël

ESPOIR (Suite)

CristineTous les artistes à leurs début ne passent pas par la
Star’Ac ou par les manifestations orchestrées par les médias. Certain(e)s ont
choisi de ne pas vendre leur âme aux médias et préfèrent s’embarquer seul(e)s
même si la première embarcation a la forme d’une galère, avant que le vent se
mette à souffler dans les voiles, permettant ainsi de moins s’échiner à ramer à
contre courant. En lisant les

critiques
sur le prochain spectacle de

Cristine
(sans H mais avec Harpe), pour qui le vent commence à souffler dans le bon sens, je lis:
..Ses talents de harpiste ne gâchent rien….
Barde en dentelles

Les critiques devraient laisser tomber les poncifs et venir l’écouter pour se
rendre compte que chanter en jouant de la Harpe est déjà une performance en soi.
La harpe celtique est relativement récente, contrairement à ce que l’on pourrait penser . Son origine est certainement galloise et elle est considérée comme une reconstitution de la harpe médiévale . Il s’agit d’une harpe de plus petite taille que la « grande harpe » de concert et ses cordes sont moins tendues .Un système de palettes permet de remonter les notes des cordes d’un demi-ton . Son étendue est généralement de quatre octaves.
Et puis j’aime bien ses chansons comme par exemple sur le bord de l’ odet

Des-espoir (Suite)

Baldessari : Bird (1962)Je parlais, dans ma chronique précédente, de premières œuvres et de ce qu’il en était advenu, quand je lis dans « Le Monde » un article sur John Baldessari (Américain né en 1931) qui a brûlé l’ensemble de ses tableaux, pour se reconvertir dans la photographie. Il explique son geste par cette simple phrase :
« pourquoi dois-je donc faire des peintures ? Pourquoi ne pas montrer tout simplement des photographies, puisqu’il s’agit toujours d’images ? »
Je ne pense pas une seconde qu’il donne la vraie raison de son acte : Il a quand même pris la peine de garder les cendres des œuvres brûlées, qu’il expose en tant qu’œuvre.
Sa sœur avait par hasard gardé deux de ses œuvres retrouvées beaucoup plus tard, (Bird, ce canard, est l’une des deux rescapées) et exposées dans son exposition de photagraphies à Nîmes.
La question reste donc posée, pourquoi détruire ses premières œuvres ?

J’ai pour ma part une réponse à cette question : hélas à la différence d’un gâteau c’est quelque chose qui ne se partage pas.