retour : Fête des Blogs oblige


3108 This!

L’écriture d’un Blog, c’est comme le tabac on devient assez vite drogué, pour pouvoir s’arreter définitivement il faut d’abord s’arrêter plusieurs fois. Voici donc dans le cadre de la fête des Blogs à laquelle j’ai l’immense plaisir de participer quelqes liens à découvrir:
Les Obsessions Barbares , le titre de ce blog en dit déjà beaucoup, il est écrit par une fille (la mienne) expatriée depuis maintenant 9 ans à New-York
Nanou chez les kangourous, un blog qui sert de cordon ombilical entre Nanou et sa famille, elle est parti pour six mois faire un stage
Un blog issu de SVM micro informatique pour les accros et ceux qui le sont moins
Un blog chinois, mais rassurez vous ce n’est pas écrit en chinois classique mais en chinois simplifié.
Vous pouvez vérifier c’est vraiment du chinois, enfin pour moi.
Et bien sûr les invités du Monde mais vous les connaissez, déjà ne ratez surtout pas
Lunettes Rouges qui parle des expositions en cours de part le monde
A quelques blouzes de chez moi : qui croque (ise) les utilisteurs du métro parisien.
et tant que j’y suis je salue içi mamielle la lectrice la plus assidue de mon Blog, qui malgré mes injonctions ne s’est pas décidé à écrire son blog.

B Logoff !

Pendant que ,tel Narcisse, j’admirais mon nombril je n’ai même pas jeté un regard du coté de Montcuq.
Je n’étais pas à Montcuq et je m’en veux d’avoir été aussi nul. Surtout quand je lis le compte-rendu qu’en fait Argoul de « Fugues & fougue » ou celui de « bourriquenews ». Fraise des Bois » a raison de s’exclamer :
« Ce fut un moment de bonheur historique dans la jeune aventure des blogs, à la fois « dernier outil de l’individualisme en marche et outil direct et sans filtre dans le débat politique », comme l’a rappelé excellemment Argoul. Un moment de franches rigolades aussi. Une fête qui aura prouvé au moins que l’aventure bloguesque n’était pas un repli narcissique, comme s’en inquiètent parfois des conjoint(e)s de blogueurs (euses), mais une ouverture à autrui, un lieu d’échanges et de joies accessible à tous. Montcuq aura été le premier lieu géographique d’une Utopie réalisée. « 
Je souhaite donc longue vie au Gouvernement de la Blogsphère tout entier.

C’est donc ici la dernière chronique de ce Blog narcissique.
C’est donc ici la dernière chronique narcissique de ce Blog
Merci à tous quand même

Oedipe et la psychanalyse


Jean-Auguste-Dominique INGRES (Montauban, 1780 – Paris, 1867)
Oedipe explique l’énigme du sphinx 1808-1827
© Musée du Louvre/A. Dequier – M. Bard

Quand Oedipe, fils de Laius et de Jocaste, fut parvenu à l’adolescence, il se rendit à Delphes pour s’informer au sujet de ses parents. Pendant ce temps, des apparitions montraient à Laius qu’il était tué de la main de son fils. Alors qu’il allait à Delphes, il rencontra Oedipe qui venait vers lui. Lorsque les gardes du corps lui ordonnèrent de laisser le passage au roi, il négligea leurs paroles. Le roi lâcha ses chevaux et une roue lui passa sur le pied ; Oedipe, de colère, ignorant que c’était son propre père, le fit tomber de son char et le tua.

Que le monde est reposant quand il ne parle pas de psychanalyse

When Oedipus, son of Laius and Jocasta, had reached adolescence, he went to Delphi to inquire about his parents. Meanwhile, appearances showed that Laius was killed at the hand of his son. Then he went to Delphi, Oedipus he met coming towards him. When the guards ordered him to leave the passage to the king, he neglected their words. The king dropped his horses and a wheel passed over his foot Oedipus, anger, knowing that it was his own father made ​​him fall from his chariot and killed him.

the world is lying when he does not speak of Psychoanalysis

Le Mythe de Narcisse [dyna] mité


Acte 1

Prima fide uocisque ratae temptamina sumpsit Caerula Liriope, quam quondam flumine curuo Inplicuit clausaeque suis Cephisos in undis Vim tulit. Enixa est utero pulcherrima pleno Infantem nymphe, iam tunc qui posset amari, Narcissumque uocat. (…)
La première qui fit l’épreuve de la vérité de ses oracles fut Liriope aux cheveux d’azur (rivière de Béotie) ; jadis le Céphise (Cours d’eau) l’enlaça dans son cours sinueux et, la tenant enfermée au milieu de ses ondes, il lui fit violence. Dotée d’une rare beauté, elle conçut et mit au monde un enfant qui dès lors était digne d’être aimé des Nymphes ; elle l’appela Narcisse.

C’est la mère (la belle-mère de Blanche-neige) qui se regarde alors dans le miroir et se voit peu à peu vieillir……..
Acte 2
Fons erat inlimis, nitidis argenteus undis, quem neque pastores neque pastae monte capellae contigerant aliudve pecus, quem nulla volucris. nec fera turbarat nec lapsus ab arbore ramus; gramen erat circa, quod proximus umor alebat, silvaque sole locum passura tepescere nullo. hic puer et studio venandi lassus et aestu procubuit faciemque loci fontemque secutus, dumque sitim sedare cupit, sitis altera crevit, dumque bibit, visae correptus imagine formae spem sine corpore amat, corpus putat esse, quod umbra est. Adstupet ipse sibi vultuque inmotus eodem haeret, ut e Pario formatum marmore signum. spectat humi positus geminum, sua lumina, sidus et dignos Baccho, dignos et Apolline crines inpubesque genas et eburnea colla decusque oris et in niveo mixtum candore ruborem, cunctaque miratur, quibus est mirabilis ipse: se cupit inprudens et, qui probat, ipse probatur, dumque petit, petitur, pariterque accendit et ardet. inrita fallaci quotiens dedit oscula fonti, in mediis quotiens visum captantia collum bracchia mersit aquis nec se deprendit in illis! quid videat, nescit; sed quod videt, uritur illo, atque oculos idem, qui decipit, incitat error. credule, quid frustra simulacra fugacia captas? quod petis, est nusquam; quod amas, avertere, perdes!
Il y avait une source limpide d’eaux brillantes et argentées, que n’avaient touché ni les bergers, ni les chèvres qui passent sur la montagne ni aucun autre troupeaux ; aucun oiseau ni une bête sauvage ne l’avaient troublée, ni un rameau tombé de l’arbre. Elle était entourée de gazon, que l’humidité très proche entretenait, et l’ombre de la forêt ne permettait pas au lieu d’être réchauffé par quelque rayon de soleil. Ici, l’enfant fatigué après une chasse intense et par la chaleur de l’été, s’étendit à terre séduit par l’aspect de ce lieu et par la source. Et pendant qu’il cherche à apaiser sa soif, une autre soif monte en lui. Et pendant qu’il se désaltère attiré par le charme du lieu, il aime une illusion sans corps et est saisit par la représentation d’une beauté qu’il avait vu, il pense que ce qui est une ombre est un corps ; il tombe en admiration devant lui-même et il reste fixé, son visage immobile comme une statue de marbre de Paros. Etendu sur le sol, il regarde deux astres -ses yeux– et des cheveux dignes de Bacchus et dignes d’Apollon, des joues qui n’ont pas atteint la puberté, un cou d’ivoire et le charme de sa bouche, blancheur de neige mêlée d’une couleur rouge. Et il admire tout ce qui le rend admirable. Crédule, pourquoi cherches-tu à obtenir en vain des apparences fuyantes ? Ce que tu cherches est nulle part, ce que tu aimes, détournes-toi, tu le perdras !

C’est cette étape que Freud (Sigmund) nomme Le narcissisme primaire :le bébé est pour lui-même le centre du monde. L’extérieur n’existe pas pour lui. Il ressent sa mère comme une partie de son propre corps. La voyant accourir sans délai au moindre de ses appels, il est en effet persuadé qu’il a autant de pouvoir sur elle que sur sa main ou sur son pied.
Acte 3
Ille caput viridi fessum submisit in herba; Lumina mors clausit domini mirantia formam. Tum quoque se, postquam est inferna sede receptus, In Stygia spectabat aqua. Planxere sorores Naides et sectos fratri posuere capillos; Planxerunt dryades ; plangentibus adsonat Echo. Jamque rogum quassasque faces feretrumque parabant ; Nusquam corpus erat ; croceum pro corpore florem Inueniunt foliis medium cingentibus albis.
Puis il posa sa tête fatiguée sur l’herbe verte, et la nuit ferma ses yeux emplis d’admiration pour la beauté de leur mâitre. Et, même quand il eût été reçu dans l’infernal séjour, il se contemplait encore dans l’eau du Styx. Ses soeurs, les Naïades, firent retentir leurs pleurs et déposèrent sur la tombe de leur frère leurs cheveux coupés. Les Dryades le pleurèrent aussi. Le son de ces pleurs est redoublé par Echo. Et déjà elles préparaient le bûcher, les torches que l’on secoue, la civière ; mais le corps avait disparu. à sa place, elles trouvent une fleur jaune safran dont le cœur est entouré de feuille blanches.

Freud (toujours Sigmund) nomme « narcissisme secondaire » cet amour de soi qui succède à la découverte de la réalité extérieure. C’est à ce narcissisme que l’on fait référence lorsque l’on parle des problèmes ou des failles « narcissiques » d’une personne.
Acte 4
Freud (non pas Sigmud mais Lucian son petit-fils le Peintre) en 1993 alors agé de soixante-dix ans, scrute sans complaisance son corps nu et vieillissant. en 2002 il déclare « I intend to paint myself to death (J’ai l’intention de me peindre jusqu’à ma mort). Bravo pour son courage et tant pis pour ceux qui sont choqués par ses tableaux.

Acte 5
Nous tous qui revenons de vacance bronzé(e)s et réconcilié(e) avec notre corps, nous pouvons sans crainte nous regarder dans le miroir. Elle et Lui

Le texte en Latin est d’Ovide

Chef d’oeuvre

Caravage_extase_st_francoisCaravage_mort_viergeUn chef-d’œuvre est une œuvre capitale et difficile qu’un artisan devait faire pour recevoir la maîtrise dans sa corporation, il s’agissait de SON chef-d’œuvre qui n’était que rarement considéré comme UN chef-d’œuvre. Toute la nuance tenant dans l’article !
L’auteur Gilles Lambert du ‘livre des Arts’ sur Caravage définit une toile de Caravage comme UN chef d’œuvre ( et non pas comme SON chef d’œuvre). Je ne sais pas comment il a fait pour la reconnaître. Moi je suis absolument incapable de savoir si c’est « La Mort de la Vierge» ou « L’extase de St François»
Les anciens avaient un catalogue sur les sept merveilles du monde, mais nous ne possédons plus de catalogue recensant les sept chef-d’oeuvres du Monde. Je sais que l’UNESCO a créé en 1998 une distinction internationale intitulée « 
"Proclamation des chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité"
 » en fait c’est surtout pour protéger les « chefs d’œuvre en péril ».
Victor Hugo disait « le relatif est dans la science, le définitif est dans l’art, le chef d’œuvre d’aujourd’hui sera le chef d’œuvre de demain. On se succède, on ne se remplace pas. Le beau ne chasse pas le beau. Ni les loups ni les chef d’œuvres ne se mangent entre eux ».

Il devait avoir raison car rien ne pourra remplacer les vers d’Aragon ventant « Les yeux d’Elsa » (un pur chef d’œuvre):

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire
J’ai vu tous les soleils y venir se mirer
S’y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

Retour au Bureau : c’est la Mailde

Retour_vacances
Bon courage à tous ceux et toutes celles qui vont dépiler une tonne de mails tous plus inutiles les uns que les autres, consolez vous plus vous avez reçu de mails pendant vos vacances plus vous êtes importants. Pour les commentaires sur Caravage ce sera pour plus tard.

Le Marché de l’Art est au Marché

Rochelle_1Je reviens du bord de mer (atlantique) où j’ai passé deux semaines (merci oui j’ai passé de bonnes vacances). En allant au marché, j’ai découvert des stands vendant des tableaux : soit des aquarelles soit des peintures à l’huile, les prix variant de 10 € à 400 € cadre compris et parfois même le chevalet est offert, intrigué par le prix de certains tableaux j’ai regardé sur l’envers pour vérifier si toutefois ils n’étaient pas peints en Chine, eh bien non, il s’agit de produits faits en France que l’on peut donc acheter sans mettre en péril l’équilibre des échanges commerciaux internationaux. A ce propos sur le parvis de Beaubourg les portraitistes parlent de moins en moins bien le Français, que sont nos étudiants des Beaux Arts devenus…….
- Des réalisateurs de videos répondit l’écho à ma question.